Ariella Azoulay, Marché aux puces, Tel Aviv, 1994
Photographie : Marie-Ange Guilleminot

Marie Fraser

Marie-Ange Guilleminot

Mobiles, transportables et intimes, les oeuvres de Marie-Ange Guilleminot se concoivent dans une relation à l’autre et fonctionnent comme un don. C’est dans cette même atmosphère d’interface que se bâtit son projet virtuel. Il s’agit d’un site web où se côtoient des oeuvres, des artistes, des témoignages, et où le lieu d’exposition apparaît dans une constante relation avec l’espace de vie. Une partie du site s’articule d’ailleurs sur le plan de la maison de l’artiste brésilienne Lygia Clark, Construis toi-même l’espace où tu vis (1960). En cliquant sur les chambres-modules, le plan s’ouvre sur de nouveaux espaces où on découvre des oeuvres liées au corps, au vêtement, aux lieux qu’on habite et qui nous habitent. Pour sa présentation à Optica, le site s’est développé pour inclure un projet réalisé en octobre 1994 à Tel Aviv. Invitée par Ariella Azoulay, Marie-Ange Guilleminot avait alors occupé pendant un mois la terrasse de la galerie Bograshov, transformant l’espace d’exposition et le bureau de la galerie en un espace de vie. Ce moment représente pour elle l’origine du Salon de transformation, une oeuvre qui voyage à travers le monde depuis 1997.